La Rando des Griffons 2010

Cela fait un certain temps que nous entendons parler (en bien, évidemment !) de la Rando des Griffons. Après une première expérience en 2009, les Gadoo Bikers sont revenus plus nombreux cette année…

Notre JP national étant un pro du lobbying, il nous a « convaincu » de participer à l’une des dernières randos organisées de l’année : avec 14 mails envoyés (légère déformation, digne d’un pécheur marseillais), il fallait être fort pour résister ! Surtout qu’il nous avait promis le soleil…

Déjà, le JP, il est gentil… Mais avec un RDV à 7h30, le soleil, il n’est pas encore levé ! Et la pina colada de la veille, elle est encore dans le sang…

Mais bon, faut transpirer pour rester beau, alors on s’extrait difficilement du lit, on ouvre un demi-œil histoire préparer les affaires, et on sort à regret de la douce chaleur du salon (enfin, pas chez moi, il fait toujours moins de 18°, demandez à ma femme…) pour entrer dans la vivifiante fraîcheur du matin.

Certains comme Fred n’auront même pas le temps de s’alimenter avant le départ… Pas de poulet frit, ni même de rôti de bœuf (trop long à cuire), Fred devra se contenter d’une pauvre barre de céréale avalée pendant le trajet en voiture, remplissant à peine 0,04 % de ses besoins journaliers en sucres rapides et salissant par là même mon magnifique Berlingot HDI 90 ch, 58.000km, gris métallisé, climatisation et pack électrique, contrôle technique OK, prix à débattre.

Arrivé sur place, le soleil n’est toujours pas levé… Tant mieux, ça nous laisse le temps de boire le café pépère ! Et puis, je dois faire fonctionner cette c…erie de fermeture-éclair sur ma belle veste hiver, sans quoi je finirais glacé… Après quelques tentatives infructueuses (j’ai appris un nouveau mot, alors je l’utilise), et grâce à l’indispensable aide de mon ami Stéphane S, je réussis finalement à enfiler ma veste !

Mais j’ai clairement pris du retard dans ma préparation… Pas dans le rythme, totalement désorienté, j’ère sans but autour de mon vélo comme un touriste déshydraté perdu dans le Sahara… Les autres sont habillés et sur le vélo que j’en suis encore à me demander où sont mes gants et ma plaque de cadre.

Au final, ce retard tout à fait exceptionnel de quelques secondes (2 ou 3 minutes, grand max) est largement compensé par les 45 minutes d’attente que Fred nous aura imposé lors de la rando nocturne de Briollay… Comme je suis grand seigneur, disons que les compteurs sont remis à 0… Ma bonté me perdra, on me le dit souvent… ;-)

Après la traditionnelle photo d’avant-départ (qui explique en partie mon retard, soit dit en passant…), et après avoir encaissé de façon stoïque les incessantes moqueries de mes camarades VTTistes (m’en fous, je me vengerai), nous enfourchons nos fidèles destriers et partons à l’aventure, tels des chevaliers des temps modernes épris de nature et de liberté, bravant les conditions infernales de ce dimanche matin pour assouvir ce besoin irrépressible de communier avec les éléments. OK, je m’enflamme, c’est le syndrome Stéphane L… C’est grave docteur ?

En fait de conditions infernales, c’est plutôt le soleil qui nous attend. Bon point pour toi, JP… Même si la fraîcheur est marquée (on est fin octobre, après tout), l’absence de nuages nous permet de profiter à fond du soleil levant, la brume montant des champs rendant l’instant magique… C’est beau, mais mes collègues ne semblent pas particulièrement sensibles au spectacle, préférant uriner bêtement sur le bord de la route (en tentant de ne pas en foutre plein le cuissard, ce qui n’est pas une mince affaire…), alors que je verse une larme et immortalise la scène grâce à l’appareil photo de notre ami Olivier G. Bande de barbares ! Nous n’avons pas les mêmes valeurs…

Nous roulons plus ou moins en groupe, en fonction de l’état de forme de chacun. C’est parti un peu fort pour Olivier qui préfère rester à son rythme, tandis que Stéphane et Fred sont clairement dans un bon jour : ça commence déjà à titiller après seulement quelques kilomètres ! Il prend de mauvaises habitudes, le Fredounet… Moi, je le préférais avant quand il était pas au niveau… Au moins, on terminait moins fatigué ! ;-)

Le premier ravito arrive, l’occasion de grignoter quelques cacahuètes… Ca me rappelle hier soir, il ne manque que la pina colada ! Mais c’est quoi ce vieux réflexe d’ivrogne, Benoît… T’es un vrai sportif, ou non ? Euuuuuuuuuh… Je dois répondre ??? :-)

Notre JP, fidèle à sa réputation, dévalise littéralement le ravito, obligeant les bénévoles à un réapprovisionnement d’urgence pour les suivants… Faut l’excuser, ça mange beaucoup à cet âge-là, il est en pleine croissance (je ne dirais pas de quelle partie. Un indice néanmoins : c’est entre les pectoraux et les abdominaux. Envoyez vos réponses par mail à Gadoo Bike, 1 an de cacahuètes à gagner).

Outre la bouffe, la grande spécialité du JP, c’est la compétition avec ses collègues de boulot. Le défi du jour, c’est un copain venu avec son club de Cantenay, ancien pro (gloups !)… Et comme on aime s’amuser et qu’on ne doute de rien, on décide de repartir juste après leur groupe !

Malgré mes efforts, je vois le pote en question s’éloigner inexorablement… Heureusement, le groupe est assez hétérogène et j’arrive à choper la « queue de peloton » après quelques kilomètres. Au bluff, et en sachant que je roule au dessus de mon état de forme, je remonte les gars au fur et à mesure. Je me retrouve avec les premiers, avec qui je roule quelques bornes.

Je décide de ralentir pour 1. attendre mes petits camarades (un peu) et 2. économiser mes jambes qui commencent à souffrir (beaucoup). Je continue en roue libre pendant une bonne 1/2 heure. Je profite du paysage et de la météo franchement clémente, et j’apprécie réellement d’avancer en mode « promenade »… C’est pas souvent !

J’arrive à un carrefour non balisé, où je croise à nouveau le club de Cantenay qui a tenté sa chance sur le chemin en face, mais sans succès ! Je décide d’attendre mes camarades pour leur éviter la mésaventure. Fred, JP et Totophe arrivent peu après, nous continuons ensemble et entrons dans la forêt.

Et nous découvrons des chemins géniaux : des petits singles remplis de virages rapides ou en épingle, où l’on roule à toc à un mètre les uns des autres, dans l’attente d’une erreur ou d’une ouverture pour passer la gars qui précède. Jouissif !

Quelques montées / descentes après, nous empruntons une magnifique descente hyper rapide et ludique, où le Fredounet se fait malheureusement bouchonner par un routier peu en confiance…

Le rythme s’accélère, et je tente de garder la roue d’un Fredounet particulièrement en forme… Pas d’acte de bravoure, on va déjà tenter de ne pas exploser !

Le 2ème ravito arrive à point nommé. Nous rencontrons Bruno, qui galère un peu avec son matériel mais tente de se contenir pour ne pas balancer son vélo de rage comme la semaine dernière ! Un conseil Bruno : ne fais pas ça avec un cadre carbone, ça ne lui plairait pas… Crois-moi sur parole !

Nous repartons, il reste 10km. Comme nous sommes maintenant sur le parcours commun 16 / 30 / 50 km, nous avons droit à de sympathiques chicanes mobiles qui ajoutent un peu de piment lors des dépassements ;-)

Fred n’a manifestement pas assez donné… Il décide donc d’attaquer à outrance. Vexé, je sprinte pour le reprendre. Je le vois piler pour éviter un randonneur, j’en profite pour tenter de passer à droite. Puis j’aperçois à quelques mètres devant moi mon nouvel objectif : une vététiste ultra-affutée, qui tente de se faire passer pour une randonneuse avec son vélo Micmo acheté à Carrefour à 79 € et son jogging Adidas acheté en solde… Mais on ne me la fait pas, je sens la compétitrice en elle, prête à tout pour ne pas perdre sa place. Mon sang ne fait qu’un tour : juste avant le carrefour, je me place à l’intérieur, je lui fais mon freinage « spécial trappeur » puis relance comme une mule à la sortie et constate avec satisfaction qu’elle s’éloigne dans le rétro… Elle ne semble pas s’accrocher, elle est probablement encore sous le choc du dépassement… Encore une victoire de Canard WC !

Et c’est là que je vois mon Fredounet repasser en puissance sur son 44×11, générant au passage un souffle qui me projette à un mètre sur le côté (et qui, accessoirement, me filera un rhume carabiné le lendemain… A moins que ce soit mes enfants malades qui me l’aient refilé… Mais la première solution me parait plus probable).

Je me place en mode « suceur de roue »… Tant pis pour la fierté, on va commencer pas tenter de rester au contact ! Sur le roulant, j’arrive à rester collé à sa roue. Mais sur un chemin un peu plus défoncé, mon vieux Lapierre « tout-rigide » est trop exigeant pour mes jambes fatiguées, et je vois Fred s’éloigner sans effort…

A la sortie du chemin, j’ai pris 300 mètres de retard ! Je roule à la limite de la rupture pour le reprendre, et je vois Fred se retourner régulièrement pour surveiller l’écart. Je finis par le rejoindre juste après l’entrée d’un chemin. Je demande confirmation : ouf, il n’avait pas levé le pied pour m’attendre… Ça aurait été vexant !

Après quelques kilomètres à rouler comme ça, c’est la fin ! JP et Totophe nous rejoignent, Stéphane arrive quelques minutes après. On est tellement en avance qu’on a le temps de prendre un « pré-repas » avant de rentrer sur le Plessis. En fait, on aurait pu se lever une heure plus tard, non ?!?

De l’avis général, cette Rando des Griffons est très sympa, avec des chemins pas trop gras, des difficultés « raisonnables », et une alternance chemin / bitume assez équilibrée.

Au final, une bonne petite rando de fin d’année, avant de passer du côté obscur de la force cet hiver (traduction : « faire du vélo de route ») !


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Visualiser / télécharger le parcours GPS de la randonnée

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Par Benoit, le 6/11/2010

Un commentaire

Stephane C (de dos sur la photo), le 7 novembre, 2010 à 18 h 32 min

Trés beau parcours, en effet, par contre, je pense rouler à nouveau avec vous les gars et dés que je vais pouvoir choper celui (j’ai mon idée)qui a prit la photo de moi de dos en train d’assouvir un besoin ô combien naturel, je vais m’en occuper et sans doute lui permettre de profiter d’un bain de boue gratuit…
Mais une chose est sure, c’est pas pratique du tout… merci pour cet esprit de franche camaraderie… ;-)
Steph

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